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Le métier de juriste dans le secteur associatif avec l’expertise d’ANTOINE DOUEZ (Responsable RH / Juriste en droit social)

Dans le secteur associatif, il y a des compétences juridiques à avoir. D’où la raison pour laquelle, il y a des rôles indispensables pour qu’une association puisse exister selon la loi du 1 juillet 1901. Antoine DOUEZ partage son expérience en tant que juriste et Président de l’Association des Etudiants du Collège de Droit de Montpellier.

De l’année 2015 à 2017, il a été président de l’Association des étudiants du Collège de Droit de Montpellier et son rôle était de faire vivre l’association en organisant des rendez-vous, notamment culturels, dans le but également de promouvoir l’association et de participer au rayonnement du Collège de Droit.

Pour occuper ce poste, il faut une certaine organisation. L’avantage d’être au service d’une association étudiante est que le contact se fait très facilement, il est facile en effet de pouvoir sonder les différentes envies de chacun tout en ayant bien évidemment une ligne directrice que nous fixons pour l’année avec les autres membres du bureau exécutif.

Deuxièmement, son expérience lui a montré qu’il ne faut pas avoir peur de solliciter les personnes responsables de lieux culturels. Notamment à Montpellier, où l’offre culturelle est importante, et où en même temps c’est une ville avec énormément d’étudiants, qui sont finalement mis au cœur de la vie quotidienne. Les théâtres sont souvent prêts à nous accueillir pour des tarifs de groupes par exemple. Mais voilà, la qualité principale à avoir, c’est d’être motivé pour passer du temps à cela.

Être juriste amène à savoir la manière dont il faut organiser une association et en appréhender le fonctionnement, et puis sur le fond, il est vrai qu’on est souvent plus à l’aise quand il faut passer des contrats de partenariat et de sponsorings par exemple.

Mais finalement, l’aspect le plus intéressant est de replacer la culture au centre de ses acquis théoriques juridiques en droit des associations. En effet, la culture est partout, et le droit est partout. En effet, la culture c’est finalement ce que dit l’être humain de son monde aux autres êtres humains, c’est le fond même de son message, et le droit organise la façon dont ce dernier transmet ce message, qui peut être de toute nature d’ailleurs.

Par conséquent, en tant que président d’une association étudiante, le fait d’être dans un cursus juridique s’efface un peu au profit de la substance des activités qui sont organisées, tout en ayant une certaine importance avec la prise de contact avec des interlocuteurs du domaine culturel, que ce soit pour des questions antérieures sur le fonctionnement- même de l’association, ou de manière plus ou moins technique sur les accords passés avec les interlocuteurs du domaine culturel.

Le juriste du domaine culturel doit donc aimer à la fois se poser des questions sur la culture elle-même, et aussi donc organiser la façon dont on l’appréhende, au sens le plus strict du terme.

Le droit tout comme la culture se rejoignent, puisque ces deux notions parlent avant tout d’êtres humains, de la façon dont nous nous inscrivons dans le monde et par le biais de tel ou tel mode de communication et de rapport, qu’ils soient techniquement juridiques ou davantage sociétaux.

La culture est le monde humain, et le droit encadre ce dernier. Ainsi, le droit apparaît comme le voile enveloppant la matière culturelle, puisque de cette culture, on peut en repérer des comportements, des attitudes qui ensuite de manière très théorique et intellectuelle au sens strict permettent de se poser des questions juridiques. Il faut donc aimer se poser des questions aussi bien juridiques que sociologiques, que politiques, et donc culturelles, puisque tout ceci est, par nature, lié, puisqu’on ne parle que d’une et même chose : l’être humain dans sa manière d’appréhender le monde qui l’entoure.

Ces questions sont finalement très fondamentales, mais il semble qu’il est toujours intéressant de prendre du recul sur ce qu’on fait pour l’appréhender de manière globale.

Le monde étudiant est foisonnant d’idées, de personnalités, de centres d’intérêts, et donc il apparait essentiel de faire vivre modestement une communauté étudiante autour d’événements culturels, pour s’enrichir d’expériences nouvelles que peuvent apporter ces notions précédemment évoquées.

Car c’est aussi et surtout se retrouver dans un autre contexte, partager des émotions, des souvenirs, et également apprécier le fait de mettre en œuvre des petits projets avec les autres membres du bureau exécutif.

En réalité deux points essentiels amènent à démontrer que ce dernier est toujours présent.

Premièrement, la culture fait partie intégrante du droit, sur le plan des idées fondamentales et théoriques.

Deuxièmement, la culture est un secteur d’activités particulier, il est donc soumis à des règles juridiques aux mêmes titres qu’une activité commerciale, en droit des contrats, en droit des biens, en droit du travail etc.

Finalement, le domaine culturel est un secteur d’activités dans lequel toutes les matières juridiques se retrouvent.

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